LANCEMENT DES CAMERAS PORTATIVES POUR LES ARBITRES

Publié le 10/02/2026

Dans le cadre du plan d’action national déployé par la Fédération Française de Football pour prévenir et lutter contre les incivilités et les violences sur les terrains, le District de Paris, sélectionné comme District pilote, a ce dimanche 8 février lancé l’expérimentation des caméras portatives pour les arbitres.

Paris, territoire pilote de l’expérimentation

Le District de Paris a été retenu par la FFF pour mener cette expérimentation innovante, témoignant de l’engagement fort de la structure territoriale dans la protection de ses arbitres. Suite à la présentation du dispositif lors du stage de mi-saison des arbitres D1/D2, une vingtaine d’arbitres parisiens ont été formés au port de caméra et au protocole associé.

Le District de Paris s’inscrit dans la continuité des actions menées par la Fédération Française de Football. Le Président de la FFF, Philippe Diallo, et le Directeur de l’Arbitrage, Antony Gautier, s’étaient déjà rendus le 25 janvier dernier dans le District d’Ille-et-Vilaine pour superviser la mise en place de ce dispositif.

Un premier match sous le signe de l’apaisement

Le protocole a été mis en œuvre pour la première fois ce dimanche 8 février à 13h00, lors d’une rencontre identifiée à risque par la Commission Départementale de Prévention et de Maintien de l’Environnement (CDPME) au stade des Poissonniers en U18 D1.

L’équipe arbitrale était composée d’Alan MAREY (arbitre central), Amadou Doulo SOW et Idir SLIMANE (assistants). L’arbitre central a été équipée du dispositif de caméra portative par Michaël AKPOLI, président de la Commission Départementale d’Arbitrage, et Laurent CHABOT, Conseiller Technique en Arbitrage pour le District de Paris.

Le bilan de cette première expérience est positif : la rencontre s’est déroulée dans des conditions sereines et le dispositif a contribué à apaiser les tensions potentielles. La présence visible de la caméra a eu un effet préventif indéniable, favorisant un climat de respect mutuel entre tous les acteurs du match.

Alan MAREY, arbitre central de la rencontre, déclare : « La caméra apporte l’effet dissuasif escompté. Elle a par ailleurs été très bien acceptée par les clubs. »

De gauche à droite, Laurent CHABOT, Amadou SOW, Alan MAREY, Slimane IDIR, Michaël-José AKPOLI

 

Caméra, mode d’emploi

Un usage strictement encadré et sécurisé

Face au risque pour les droits et libertés des personnes concernées, la FFF a rédigé une « AIPD Cadre » étudiée et approuvée par la CNIL. Le stockage et l’utilisation des images se fait via une plateforme sécurisée. Les caméras sont du modèle de celles utilisées par les policiers. En cas de vol, impossible d’en extraire les images (pas de carte SD).

Que deviennent les images après le match ?

  • La conservation des images porte sur les 30 dernières secondes qui précèdent l’activation et jusqu’à l’arrêt de l’activation par l’arbitre central.
  • Si aucun fait n’a été révélé dans les rapports des officiels (arbitres, délégués), les images enregistrées sont détruites.
  • Les images enregistrées sont stockées sur une plateforme dédiée. Seuls des référents caméra (1 ou 2 par territoire) possèdent les codes pour y accéder.
  • Tout accès à la plateforme (dépôts des images, visionnage, extraction) est tracké : on sait qui a regardé quoi et quand.
  • Une Commission de discipline a 30 jours après la date du match pour réclamer les images.
  • Les enregistrements sont transmis sur support sécurisé par le référent caméra. Ils peuvent être présentés à l’audience. Les enregistrements sont conservés le temps de la procédure disciplinaire, puis supprimés.

Les principes fondamentaux du dispositif

Le protocole de la caméra portative repose sur plusieurs principes fondamentaux :

  • Lutter contre les violences et les incivilités envers les arbitres
  • Un engagement fort de la Fédération pour garantir un environnement sécurisé
  • Des caméras déployées uniquement sur les matchs identifiés à risques (circulaire validée par le Comité Directeur)
  • Le respect strict du droit à l’image conformément aux directives de la CNIL, avec une utilisation des enregistrements réservée exclusivement aux commissions compétentes, sans aucune diffusion publique programmée

Laurent CHABOT, CTDA, est le référent du dispositif. Il coordonne la mise en œuvre de ce protocole et assure l’accompagnement des arbitres formés.

Vers une généralisation progressive

Le succès de cette première mise en œuvre dans le District de Paris ouvre la voie à une extension progressive du dispositif sur d’autres matchs à risques. Cette expérimentation parisienne permettra d’affiner le protocole et de mesurer l’efficacité de cet outil de prévention avant une éventuelle généralisation.

Le District de Paris réaffirme ainsi son engagement total aux côtés de la FFF pour protéger ses arbitres et garantir un football respectueux et apaisé pour tous.

Pour en savoir plus

Vidéo FFF – Le plan de protection des arbitres en action :

https://m.youtube.com/watch?v=w0ixx1zAIJM

Article FFF – Le plan de protection des arbitres en action :

https://www.fff.fr/article/16137-le-plan-de-protection-des-arbitres-en-action.html

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